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On y était : au défilé Marie Bishara

On y était : au défilé Marie Bishara
Jeudi 12 Mars, c’est la fin de la Fashion Week. Petit focus sur Marie Bishara qui sera donc notre dernier défilé.
Au départ, rien de bien surprenant ni même de très nouveaux. On note de jolis travaux de broderies mais les silhouettes restent somme toute classiques. Puis, viennent des pièces plus légères, teintées de blanc et de volupté. C’est à ce moment précis que la collection commence à nous intéresser, voire même à nous séduire. De belles pièces en mousseline, en soie ou encore en tweed s’imposent avec sophistication sur le catwalk. Une belle surprise et un beau final avec cette robe longue noire servie par une superbe mannequin qui en jette.










Marie Bishara veut faire connaître le "chic égyptien"

Par  - Publié le  | L'Usine Nouvelle n°3108

Redonner au textile égyptien sa notoriété internationale est une évidence pour Marie Bishara, la vice-présidente de BTM et de Marie Louis, les deux marques emblématiques du groupe de textile égyptien Bishara. Ses atouts : une entreprise familiale solide, fondée par son père en 1961, 1 300 salariés, quatre usines de production et une chaîne de magasins où travaillent 200 personnes. Ses armes de départ : une parfaite connaissance du textile dans lequel elle a baigné depuis son plus jeune âge et un succès commercial avec sa première collection de prêt-à-porter lancée en 1989, lorsqu'elle rejoint l'entreprise de son père. « Notre société est complètement intégrée : on dessine, on tisse, on imprime, on fait les finitions, on fabrique le prêt-à-porter, énumère la dirigeante. Cela nous assure un contrôle total de la production et une grande réactivité. » Le groupe, certifié ISO 9001, 9002 et 1400, travaille également pour de grands groupes américains comme Calvin Klein.
Mais pour cette dirigeante de 42 ans, la conquête de nouveaux marchés passera obligatoirement par la valorisation de la créativité égyptienne. « Nos atouts sont réels. Le fil de coton égyptien est le plus noble du monde et nous avons un vrai savoir-faire technique et artistique, en matière de tissage, de broderie », explique cette ancienne diplômée des Beaux-Arts du Caire et de l'école parisienne Esmod. Marie Bishara est convaincue de l'avenir du label « made in Egypt » comme symbole de la mode contemporaine. « Ces trois dernières années, notre pays a beaucoup changé, il s'est ouvert aux investisseurs étrangers. De plus en plus d'entreprises viennent s'implanter en Egypte pour bénéficier de notre savoir-faire », raconte-t-elle. Ce dynamisme nouveau donne des ailes à la chef d'entreprise. « Nous voulons maintenant développer nos marques en Europe », explique-t-elle. Sa présence à la « Semaine des créateurs » à Paris en septembre prochain et ses projets de partenariats avec des showrooms et des grands magasins parisiens en sont la meilleure preuve.

Fashion Week à Paris : Marie Bishara, fierté égyptienne

C'est une première en France et une grand fierté en Egypte: la styliste Marie Bishara inaugure le premier défilé de mode égyptienne à Paris, à la Fashion Week Printemps-Eté 2009, avec une collection "contemporaine mais enracinée dans l'histoire" de son pays.

Marie Bishara est directrice artistique et vice-présidente du groupe Bishara, renommé en Egypte, et qui regroupe pas moins de 9 marques. Le prêt-à-porter est résolumment "égyptien", entendez par-là "qui plaît aux Egyptien(nes)", mais qui ne pourrait pas marcher en Europe à moins d'un énoooorme remodelage. C'est exactement ce que Marie Bishara a voulu faire pour accéder au marché européen. Elle propose une collection "basée sur les trésors de l'Egypte", comme elle le souligne elle-même, avec des pièces en lin, soie et coton. On trouve donc des petites robes courtes sans manches, inspirées des galabieh traditionnelles, mettant en avant le savoir-faire égyptien (broderie...).

Avis perso - complètement subjectif: quand on connaît les matières egyptiennes et les galabieh, le résultat est pas mal et je porterai volontiers la robe-tunique orange et la petite robe blanche. Elle peut réussir son pari avec la galabieh sexy ! En revanche, on trouve aussi dans sa collection des pièces moins... ou disons plus... egyptiennes (photos ci-dessous). Et si je 
dois porter un tailleur ou une robe de soirée, je ne choisirai pas Bishara -:)



Marie Bishara Prêt-à-Porter Automne-Hiver 2010-2011


Dans le cadre féérique de l’ambassade d’Égypte, la créatrice égyptienne Marie Bishara a choisi de revisiter le glamour des étoiles du cinéma égyptien des années 40 ou 50, à travers sa collection de prêt à porter Automne-Hiver 2010-2011.
Cette collection est sobre et terriblement classique à l’image d’une actrice aimant être parfaitement parée quelles que soient les circonstances. Les silhouettes sont fluides et empreintes de sensualité et alternent tailleurs pour le jour et robes du soir. Drapés et plissés magnifiant la démarche, broderies, guipures, perles et paillettes composent la parure de ces étoiles brillantes au firmament du cinéma égyptien.
Marie Bishara utilise les matières les plus nobles pour nous offrir cette incursion dans l’univers de ces actrices d’un cinéma peu connu en Occident : mousseline, satin et crêpent tiennent le haut du pavé aux côtés de matières plus terre-à-terre telles que le cachemire, la crêpe de laine ou le tweed. Les coloris blanc et le noir dominent cette collection et mettent en valeur le talli traditionnel égyptien, utilisé dans plusieurs silhouettes sur des jupes ou des robes en mode tulle brodé. Robes plastron, bain de soleil ou asymétriques dévoilent les épaules pour souligner un port de tête altier ou une certaine allure.
Les robes longues flattent et caressent la démarche, les blouses transparentes et autres petits hauts sensuels pullulent.
Seule la présence de petits manteaux ajustés rappellent la saison de cette collection.
Une femme à l’aise sous les sunlights mais toujours dans l’esprit couture, telle est la femme Marie Bishara.
Marie-Odile Radom




Marie Bishara


Styliste


Styliste égyptienne, très célèbre au Proche et Moyen Orient, Marie Bishara est une habituée de la la Fashion Week de Paris depuis 2008. A 44 ans, et plus de 20 ans de carrière, son talent est reconnu et cette artiste qui s’inspire volontiers de la culture égyptienne, vend ses créations aussi bien en Orient qu’en Occident, sous sa propre marque. 
Très engagée socialement, Marie Bishara prend fait et cause pour les jeunes à travers sa fondation dédiée à l’enfance. Issue d’une famille copte, la styliste reste prudente quant à l’issue des changements politiques récents dans son pays, mais se dit optimiste sur le 
rapprochement des religions et des cultures en Égypte

NEWS DE STARS | FASHION WEEK: DERNIERS DÉFILÉS À PARIS


RM by Roland Mouret, Louis Vuitton et Miu Miu font la clôture


C’est le dernier jour. Les rédactrices de mode sont sur les rotules, au bout du rouleau pour celles qui ont enchaîné New York, Milan et Paris. La fashion week s’apprête à fermer podium tout en douceur. Aujourd’hui, (seulement) trois défilés incontournables: RM by Roland Mouret, Louis Vuitton et Miu Miu.
Courage! On a fini la veille à 21h30 avec du grand John Galliano et on commence ce matin à 10h30 avec RM by Roland Mouret, le créateur français que les stars américaines nous envient. Il défile pour la première fois au calendrier officiel du prêt-à-porter. Avant, et depuis juillet 2007, date de son retour en France, il présentait sa collection pendant la haute couture. On risque la bousculade à l’entrée, soyez à l’heure! Puis le russe Chapurin défile au Palais de Tokyo, avant Shiatzy Chen aux Beaux Arts de Paris et Marie Bishara au Carrousel du Louvre à 13h30.

Deuxième temps fort de la journée, Louis Vuitton. La vénérable maison défile toujours Cour Carrée du Louvre mais a dû réduire le nombre de ses invités de moitié. Il n’y aura donc qu’un premier rang et les rédactrices en chef à ce défilé très attendu après la sublime collection tribale chic de l’été. Que nous a concocté Marc Jacobs cette fois-ci? Réponse demain aux alentours de 15h30. Place ensuite à Iwaya for dress 33 à l’hôtel Westin.

Dernier défilé à ne surtout pas manquer: celui de Miu Miu, qui clôt, officieusement, non seulement la journée mais toute la fashion week. Sinon, après vous avez Moon Youg Hee et Robert Abi Daber. A la saison prochaine!
Découvrez tous les défilés en photos sur notre site dédié à la Fashion Week ( http://fashion-week.gala.fr)

Marie Bishara, la révolution égyptienne au coeur de la Fashion Week à Paris

Mettre au point une collection pour la Fashion Week de Paris en pleine révolution au Caire relève de l'exploit: un défi relevé avec talent par la créatrice égyptienne Marie Bishara


Mettre au point une collection pour la Fashion Week de Paris en pleine révolution au Caire relève de l'exploit: un défi relevé avec talent par la créatrice égyptienne Marie Bishara

Elle a même pu rejoindre la capitale de la mode dans les temps et présenter une collection sophistiquée et très féminine née dans le sillage de la révolution qui a renversé le régime d'Hosni Moubarak. "Ca a été une révolution formidable mais au milieu de tout cela il fallait continuer à avancer coûte que coûte", a raconté la créatrice en dévoilant sa collection automne-hiver. "Nous avons dû faire preuve de davantage de discipline. Tout le monde était conscient du défi à relever pour être dans les délais".
Il lui a fallu embaucher une équipe de gros bras qui sont restés tard dans la nuit pour surveiller l'atelier situé dans une banlieue industrielle du Caire. Ces hommes attendaient chaque soir avec impatience le moment où ils pourraient regagner leurs foyers, laissés sans protection dans les rues désertées par la police. "Et il y avait aussi nos ouvriers qui réalisaient les broderies à Khan el-Khalili," le souk historique de la capitale égyptienne. Finalement, la collection est arrivée à temps à Paris pour le show qui s'est déroulé dans la demeure fraîchement rénovée de l'ambassadeur d'Egypte en France.
Marie Bishara, 44 ans, trilingue, est la fille d'un magnat du textile copte (chrétien). Elle a étudié la mode en France et fait ses classes dans les célèbres maisons de couture Cacharel et Balmain avant de lancer sa propre marque. Le succès est arrivé en 2008, moment où elle a décollé dans le prêt-à-porter, devenant la première créatrice égyptienne à présenter sa griffe dans les défilés parisiens, et revenant depuis chaque saison à la conquête du marché européen. Son inspiration porte la marque de l'histoire millénaire de son pays, empruntant aussi bien aux pharaons qu'aux stars du cinéma égyptiennes des années 30 et 40.
Elle décrit sa dernière collection automne-hiver comme "très vaporeuse: beaucoup de mousseline de soie et de dentelle", incorporant des motifs très fins typiques du sud de l'Egypte, mais aussi des manteaux d'hiver brodés d'arabesques. Enthousiasmée par les bouleversements dans son propre pays, la styliste n'en reste pas moins lucide sur les défis qui l'attendent après la chute du régime. Elle sait surtout qu'elle ne pourra pas compter sur le soutien du ministère de l'Industrie et devra trouver de nouvelles sources de financement solides pour continuer à développer sa marque.
Avec 15 boutiques en Egypte et bénéficiant de l'aura de l'empire industriel Bishara (1.500 salariés), son groupe cherche à développer une ligne de franchises et à gagner des marchés. La créatrice se dit optimiste quant à l'avenir des femmes égyptiennes. "Nous ne devrions pas oublier qu'avec la révolution, il y a des questions de sécurité prioritaires. C'est ce qui 
.préoccupe avant tout les femmes" d'Egypte

L'Egypte défile à la Fashion Week de Paris

Soies vaporeuses, broderies délicates et couleurs lumineuses... L'Egyptienne Marie Bishara a présenté sa collection printemps été à la Fashion Week de Paris. Un temps fort de la mode internationale que la styliste ne manque sous aucun prétexte depuis 2008. Nous l'avons rencontrée. 
Marie Bishara : « La Mer rouge a été ma principale source d'inspiration »


Propos recueillis par Camille Sarret
Vous avez  été la première styliste égyptienne à défiler hors de votre pays. Comment êtes vous arrivée dans le monde de la mode ? 

En Egypte, je suis designer depuis 20 ans. Je suis issue d'une famille du textile. Mes parents ont commencé à travailler dans la mode à partir des années 60. Petite, j'ai été nourrie d'art. Mon père faisait de la peinture. Ma mère était une très belle femme qui aimait s'habiller. C'est donc en grandissant dans ce milieu que j'ai eu le goût de la création. 
Comment votre culture égyptienne nourrit-elle vos créations ? 

Chaque coin de l'Egypte a une histoire et une culture. Mais, pour cette collection printemps-été, la Mer rouge a été ma principale source d'inspiration avec ses coraux et ses nacres. J'ai voulu créer une collection très lumineuse et colorée, fluide et vaporeuse. Avec des mousselines de soie imprimées ou brodées. Des dégradés de violet, fuchsia et anis dominent la collection. J'ai pensé à la femme autant le matin, l'après midi que le soir, très légère et pas formelle du tout. 

Mais j'ai aussi gardé une collection géométrique en noir et blanc pour des rencontres plus officielles dans le cadre du travail. Et puis j'ai lancé une petite ligne spéciale Marie Bishara resort avec des robes caftan, des tuniques en voile de coton ornées de délicates broderies en fil d'argent selon la technique du « talli », typique du sud de l'Egypte. C'est une ligne simple facile à porter. 
Le défilé de Marie Bishara à l'hôtel Hyatt Régency, à Paris.
05.10.2010 - Durée : 3:48
Par Camille Sarret


Adaptez-vous vos vêtements aux goûts européens ? 

Non, pas vraiment. Je change un peu les tailles et les ourlets. Je raccourcis par exemple les robes et les jupes mais c'est tout. Mes vêtements se vendent partout, autant en Egypte qu'en Europe. 

Est-ce difficile, quand on vient d'un pays arabe, de s'imposer dans le monde de la mode ? 

L'Egypte a été le berceau de plusieurs civilisations. Il y avait la civilisation copte qui était en fait celle des pharaons qui ont reçu Saint Pierre et sont devenus chrétiens. Puis, il y a eu les Arabes qui ont amené avec eux une influence turque. L'Egypte est un pays cosmopolite qui a réussi à accueillir de multiples cultures et c'est enraciné dans les gens, dans les Egyptiens. Donc, avec cet héritage et cette ouverture au monde, c'est assez simple de se faire une place dans la mode. 

Avez-vous le sentiment, à travers la mode, de créer un pont entre l'Orient et l'Occident ? 

Dans le cadre de la globalisation, je pense que toute créativité et avenir pour le monde ne peut venir que d'un mélange de culture et de travail. Si je gardais mes idées et ma créativité dans un cadre fermé, je n'avancerai pas. Donc, oui, je reste ouverte à l'Europe, aux Etats-Unis mais aussi à l'Asie. 

Quel regard  portez-vous sur les femmes égyptiennes qui ont de plus en plus tendance à se voiler et à cacher leur corps ? 

Ce phénomène n'a pas toujours pas existé en Egypte. C'est apparu au début des années 80. Mais les femmes égyptiennes sont modernes et coquettes. Elles peuvent changer plusieurs fois de tenues selon les moments de la journée. Quand vous voyez les jeunes égyptiennes, elles sont en jeans moulant avec un voile sur la tête dans le respect de la tradition. Les femmes plus mûres vont porter des robes plus longues. Et moi, j'habille tout le monde. 

Quelle image de la femme cherchez-vous à promouvoir ? 

Une femme féminine et élégante, attirée par les arts mais aussi très courageuse. Une femme qui a  des rêves et qui travaille fort pour les réaliser. Une femme respectée par la société qui doit parfois s'habiller de manière formelle pour son travail mais qui sait aussi être radieuse et légère dans d'autres contextes.




DÉFILÉ MARIE BISHARA 2010 – PHOTOS

Les photos des défilés Marie bishara pour l’année 2010. Une sélection des plus belles photos par Puretrend. Retrouvez toutes les créations Marie bishara pour l’année 2010 portées par les mannequins et égéries Marie bishara.
DÉFILÉ MARIE BISHARA PARIS PRINTEMPS ETÉ 2010



 














Marie Bishara/ Egypte



Première créatrice égyptienne à défiler à Paris, elle est une fierté nationale pour son pays. Sa première collection a inauguré la Fashion Week Printemps-Eté 2009, avec une collection "contemporaine mais enracinée dans l'histoire" de son pays.
Première créatrice égyptienne à défiler à Paris, elle est une fierté nationale pour son pays. Sa première collection a inauguré la Fashion Week Printemps-Eté 2009, avec une collection "contemporaine mais enracinée dans l'histoire" de son pays.
 Marie Bishara est directrice artistique et vice-présidente du groupe Bishara, renommé en Egypte, et qui regroupe pas moins de 9 marques. Elle propose à cet effet, un prêt-à-porter "égyptien", tenant compte des standards européens. Ses collections se réfèrent toujours aux "trésors de l'Egypte", comme elle le souligne elle-même, avec des pièces en lin, soie et coton.  Pour la collection printemps été 2010, Marie propose en effet,  des petites robes courtes sans manches, inspirées des galabieh traditionnelles, mettant en avant le savoir-faire égyptien (broderie...) Une collectio particulièrement, colorée fine et élégante à son image.

Marie Bishara, ou la révolution égyptienne

Marie Bishara, ou la révolution égyptienne

Mettre au point une collection pour la Fashion Week de Paris en pleine révolution au Caire relève de l'exploit: un défi relevé avec talent par la créatrice égyptienne Marie Bishara.

Elle a même pu rejoindre la capitale de la mode dans les temps et présenter une collection sophistiquée et très féminine née dans le sillage de la révolution qui a renversé le régime d'Hosni Moubarak.
«Ca a été une révolution formidable, mais au milieu de tout cela il fallait continuer à avancer coûte que coûte», a raconté la créatrice à l'AFP en dévoilant sa collection automne-hiver. «Nous avons dû faire preuve de davantage de discipline. Tout le monde était conscient du défi à relever pour être dans les délais».

Surveillance accrue
Elle a dû embaucher une équipe de gros bras qui sont restés tard dans la nuit pour surveiller l'atelier situé dans une banlieue industrielle du Caire. Ces hommes attendaient chaque soir avec impatience le moment où ils pourraient regagner leurs foyers, laissés sans protection dans les rues désertées par la police.

«Et il y avait aussi nos ouvriers qui réalisaient les broderies à Khan el-Khalili,» le souk historique de la capitale égyptienne.

Finalement, la collection est arrivée à temps à Paris pour le show qui s'est déroulé dans la résidence fraîchement rénovée de l'ambassadeur d'Egypte en France.

Marie Bishara, 44 ans, trilingue, est la fille d'un magnat du textile copte (chrétien). Elle a étudié la mode en France et fait ses classes dans les célèbres maisons de couture Cacharel et Balmain avant de lancer sa propre marque.

Succès récent
Le succès est arrivé en 2008, moment où elle a pris son envol dans le prêt-à-porter, devenant la première créatrice égyptienne à présenter sa griffe dans les défilés parisiens, et revenant depuis chaque saison à la conquête du marché européen.

Son inspiration porte la marque de l'histoire millénaire de son pays, empruntant aussi bien aux pharaons qu'aux stars du cinéma égyptiennes des années 30 et 40.

Elle décrit sa dernière collection automne-hiver comme «très vaporeuse: beaucoup de mousseline de soie et de dentelle», incorporant des motifs d'une grande finesse typiques du Sud de l'Égypte, mais aussi des manteaux d'hiver brodés d'arabesques.

De gros défis
Enthousiasmée par les bouleversements dans son propre pays, la styliste n'en reste pas moins lucide sur les défis qui l'attendent après la chute du régime.

Elle sait surtout qu'elle ne pourra pas compter sur le soutien du ministère de l'Industrie et devra trouver de nouvelles sources de financement solides pour continuer à développer sa marque.

Avec 15 boutiques en Égypte et bénéficiant de l'aura de l'empire industriel Bishara (1 500 salariés), son groupe cherche à développer une ligne de franchises et à gagner des marchés.

La créatrice se dit optimiste quant à l'avenir des femmes égyptiennes. «Nous ne devrions pas oublier qu'avec la révolution, il y a des questions de sécurité prioritaires. C'est ce qui préoccupe avant tout les femmes» d'Égypte.

Marie Bishara. Du Nil à la Seine …

A dire vrai, son irruption en 2008 dans le grand Medrano parisien des défilés de prêt-à-porter à l’invitation très officielle de la Chambre Syndicale n’avait guère fait l’effet d’une bombe. La faute sans doute à un mauvais créneau de date et d’horaire, le genre au bout du bout du bout d’un calendrier où la presse terrassée par un marathon non stop de présentations sur huit jours déclare forfait (tant pis pour les derniers !). La faute aussi à un manque de communication préalable sur le partenariat engagé via le Conseil des affaires culturelles franco-égyptiennes dont cette créatrice fait du reste partie, visant à promouvoir la culture et les différentes formes d’expressions artistiques (dont la mode) inhérentes à la terre des Pharaons que l’on assimile malheureusement bien trop souvent à une créativité de bazar.

News Source: 
http://www.ze-magzine.com/mode2.php?ArtID=107&numID=13

Défilés parisiens: premier défilé égyptien et un anniversaire

Une styliste égyptienne, une griffe taïwanaise et l'étoile montante de la mode britannique présenteront pour la première fois leur travail lors de la semaine parisienne de la mode qui verra défiler en neuf jours, à partir de ce samedi, 93 collections pour le printemps-été 2009.

A mi-course, le 1er octobre, la célébration des 40 ans de la maison Sonia Rykiel, avec une grande soirée au parc de Saint-Cloud, à l'ouest de Paris, devrait être un temps fort de la semaine.

De Dior à Gaultier en passant par Lacroix, Yves Saint Laurent, Valentino et autres Hermès ou Chanel, les grands noms de la mode mais aussi la plupart des autres habitués du calendrier ont répondu présents.

Parmi les nouveaux-venus figure l'Egyptienne Marie Bishara, directrice artistique et vice-présidente du groupe Bishara, bien implanté au Moyen-Orient et qui a décidé de s'attaquer au marché européen. Cette marque créée dans les années 60, qui emploie 1.500 personnes, veut "prendre une autre direction", selon une porte-parole. Pour son premier défilé hors d'Egypte, Marie Bishara ne proposera "pas une mode ethnique" mais une "collection beaucoup plus européenne".

C'est la première fois qu'une marque égytienne défile sur les podiums parisiens, selon la Fédération française de la couture.

Une griffe taïwanaise, Shiatzy Chen, qui se définit comme "au carrefour de l'Orient et de l'Occident", fait son entrée dans le calendrier en affichant elle aussi ses ambitions: "poursuivre son développement en Asie et imposer sa griffe (...) à l'international". Créée il y a trente ans à Taipei, Shiatzy Chen est distribuée dans 50 points de vente à Taïwan, mais aussi en Chine et à Paris.

Premier défilé parisien aussi pour l'Anglais Gareth Pugh, 27 ans, l'un des créateurs les plus prometteurs de la mode britannique, qui défilait jusqu'à présent à Londres. Il a pu franchir la Manche grâce au Grand prix international de l'Association nationale pour le développement des arts de la mode (Andam), doté de 150.000 euros, qu'il a reçu il y a quelques mois.

Diplômé de l'Ecole londonienne Central Saint Martins en 2003, il a présenté sa première collection dès 2005 et signé des costumes de scène pour la chanteuse Kylie Minogue.

Plusieurs griffes font leur retour dans le calendrier, notamment celle de la princesse thaïlandaise Sirivannavari Nariratana, Cacharel et Guy Laroche. Les Néérlandais Viktor & Rolf ont préféré une présence virtuelle: "un show filmé dans le grand salon de (leur) maison virtuelle", visible sur internet.

La saison sera celle de la dernière collection d'Ivana Omazic pour Céline. La styliste croate vient en effet d'être remplacée par la Britannique Phoebe Philo, ex-directrice artistique de Chloé, de retour sur la scène de la mode après quasiment trois ans d'absence.

Une autre Britannique, Hannah MacGibbon, présentera sa première collection pour Chloé où elle a succédé en mars au Suédois Paulo Melim Andersson.

La maison Sonia Rykiel, créée en mai 68, célèbrera ses quarante ans en présence de "500 VIP" réunis pour un dîner suivi du défilé et d'une fête.

De nombreuses personalités du cinéma, de la chanson, de la mode et des lettres applaudiront la collection dessinée par la styliste Gabrielle Greiss sous la supervision de Sonia Rykiel. Le défilé comprendra des silhouettes conçues par une trentaine de créateurs de renom en hommage à Sonia Rykiel, a-t-on appris auprès de la maison de prêt-à-porter.

Pierre Cardin a décidé in extremis de présenter sa collection dans son palais "bulles" à Théoule-sur-mer, sur la Côte d'Azur (sud-est) le 6 octobre.