Marie Bishara Prêt-à-Porter Automne-Hiver 2010-2011


Dans le cadre féérique de l’ambassade d’Égypte, la créatrice égyptienne Marie Bishara a choisi de revisiter le glamour des étoiles du cinéma égyptien des années 40 ou 50, à travers sa collection de prêt à porter Automne-Hiver 2010-2011.
Cette collection est sobre et terriblement classique à l’image d’une actrice aimant être parfaitement parée quelles que soient les circonstances. Les silhouettes sont fluides et empreintes de sensualité et alternent tailleurs pour le jour et robes du soir. Drapés et plissés magnifiant la démarche, broderies, guipures, perles et paillettes composent la parure de ces étoiles brillantes au firmament du cinéma égyptien.
Marie Bishara utilise les matières les plus nobles pour nous offrir cette incursion dans l’univers de ces actrices d’un cinéma peu connu en Occident : mousseline, satin et crêpent tiennent le haut du pavé aux côtés de matières plus terre-à-terre telles que le cachemire, la crêpe de laine ou le tweed. Les coloris blanc et le noir dominent cette collection et mettent en valeur le talli traditionnel égyptien, utilisé dans plusieurs silhouettes sur des jupes ou des robes en mode tulle brodé. Robes plastron, bain de soleil ou asymétriques dévoilent les épaules pour souligner un port de tête altier ou une certaine allure.
Les robes longues flattent et caressent la démarche, les blouses transparentes et autres petits hauts sensuels pullulent.
Seule la présence de petits manteaux ajustés rappellent la saison de cette collection.
Une femme à l’aise sous les sunlights mais toujours dans l’esprit couture, telle est la femme Marie Bishara.
Marie-Odile Radom




Marie Bishara


Styliste


Styliste égyptienne, très célèbre au Proche et Moyen Orient, Marie Bishara est une habituée de la la Fashion Week de Paris depuis 2008. A 44 ans, et plus de 20 ans de carrière, son talent est reconnu et cette artiste qui s’inspire volontiers de la culture égyptienne, vend ses créations aussi bien en Orient qu’en Occident, sous sa propre marque. 
Très engagée socialement, Marie Bishara prend fait et cause pour les jeunes à travers sa fondation dédiée à l’enfance. Issue d’une famille copte, la styliste reste prudente quant à l’issue des changements politiques récents dans son pays, mais se dit optimiste sur le 
rapprochement des religions et des cultures en Égypte

NEWS DE STARS | FASHION WEEK: DERNIERS DÉFILÉS À PARIS


RM by Roland Mouret, Louis Vuitton et Miu Miu font la clôture


C’est le dernier jour. Les rédactrices de mode sont sur les rotules, au bout du rouleau pour celles qui ont enchaîné New York, Milan et Paris. La fashion week s’apprête à fermer podium tout en douceur. Aujourd’hui, (seulement) trois défilés incontournables: RM by Roland Mouret, Louis Vuitton et Miu Miu.
Courage! On a fini la veille à 21h30 avec du grand John Galliano et on commence ce matin à 10h30 avec RM by Roland Mouret, le créateur français que les stars américaines nous envient. Il défile pour la première fois au calendrier officiel du prêt-à-porter. Avant, et depuis juillet 2007, date de son retour en France, il présentait sa collection pendant la haute couture. On risque la bousculade à l’entrée, soyez à l’heure! Puis le russe Chapurin défile au Palais de Tokyo, avant Shiatzy Chen aux Beaux Arts de Paris et Marie Bishara au Carrousel du Louvre à 13h30.

Deuxième temps fort de la journée, Louis Vuitton. La vénérable maison défile toujours Cour Carrée du Louvre mais a dû réduire le nombre de ses invités de moitié. Il n’y aura donc qu’un premier rang et les rédactrices en chef à ce défilé très attendu après la sublime collection tribale chic de l’été. Que nous a concocté Marc Jacobs cette fois-ci? Réponse demain aux alentours de 15h30. Place ensuite à Iwaya for dress 33 à l’hôtel Westin.

Dernier défilé à ne surtout pas manquer: celui de Miu Miu, qui clôt, officieusement, non seulement la journée mais toute la fashion week. Sinon, après vous avez Moon Youg Hee et Robert Abi Daber. A la saison prochaine!
Découvrez tous les défilés en photos sur notre site dédié à la Fashion Week ( http://fashion-week.gala.fr)

Marie Bishara, la révolution égyptienne au coeur de la Fashion Week à Paris

Mettre au point une collection pour la Fashion Week de Paris en pleine révolution au Caire relève de l'exploit: un défi relevé avec talent par la créatrice égyptienne Marie Bishara


Mettre au point une collection pour la Fashion Week de Paris en pleine révolution au Caire relève de l'exploit: un défi relevé avec talent par la créatrice égyptienne Marie Bishara

Elle a même pu rejoindre la capitale de la mode dans les temps et présenter une collection sophistiquée et très féminine née dans le sillage de la révolution qui a renversé le régime d'Hosni Moubarak. "Ca a été une révolution formidable mais au milieu de tout cela il fallait continuer à avancer coûte que coûte", a raconté la créatrice en dévoilant sa collection automne-hiver. "Nous avons dû faire preuve de davantage de discipline. Tout le monde était conscient du défi à relever pour être dans les délais".
Il lui a fallu embaucher une équipe de gros bras qui sont restés tard dans la nuit pour surveiller l'atelier situé dans une banlieue industrielle du Caire. Ces hommes attendaient chaque soir avec impatience le moment où ils pourraient regagner leurs foyers, laissés sans protection dans les rues désertées par la police. "Et il y avait aussi nos ouvriers qui réalisaient les broderies à Khan el-Khalili," le souk historique de la capitale égyptienne. Finalement, la collection est arrivée à temps à Paris pour le show qui s'est déroulé dans la demeure fraîchement rénovée de l'ambassadeur d'Egypte en France.
Marie Bishara, 44 ans, trilingue, est la fille d'un magnat du textile copte (chrétien). Elle a étudié la mode en France et fait ses classes dans les célèbres maisons de couture Cacharel et Balmain avant de lancer sa propre marque. Le succès est arrivé en 2008, moment où elle a décollé dans le prêt-à-porter, devenant la première créatrice égyptienne à présenter sa griffe dans les défilés parisiens, et revenant depuis chaque saison à la conquête du marché européen. Son inspiration porte la marque de l'histoire millénaire de son pays, empruntant aussi bien aux pharaons qu'aux stars du cinéma égyptiennes des années 30 et 40.
Elle décrit sa dernière collection automne-hiver comme "très vaporeuse: beaucoup de mousseline de soie et de dentelle", incorporant des motifs très fins typiques du sud de l'Egypte, mais aussi des manteaux d'hiver brodés d'arabesques. Enthousiasmée par les bouleversements dans son propre pays, la styliste n'en reste pas moins lucide sur les défis qui l'attendent après la chute du régime. Elle sait surtout qu'elle ne pourra pas compter sur le soutien du ministère de l'Industrie et devra trouver de nouvelles sources de financement solides pour continuer à développer sa marque.
Avec 15 boutiques en Egypte et bénéficiant de l'aura de l'empire industriel Bishara (1.500 salariés), son groupe cherche à développer une ligne de franchises et à gagner des marchés. La créatrice se dit optimiste quant à l'avenir des femmes égyptiennes. "Nous ne devrions pas oublier qu'avec la révolution, il y a des questions de sécurité prioritaires. C'est ce qui 
.préoccupe avant tout les femmes" d'Egypte